OPERATION UKRAINE
LA SERBIE
Voie de passage naturelle entre Occident et Orient, entre Europe centrale et monde méditerranéen, la Serbie, aux frontières historiquement mouvantes, a subi les invasions de toutes parts, les colonisations les plus ardentes, frôlant l’anéantissement. Le combat multiséculaire contre les Turcs a défini un peuple entier, réfractaire aux modèles venus d’ailleurs. La foi orthodoxe et le nationalisme ont été le refuge du peuple serbe.
L’histoire récente de la Serbie a démontré comment, au confluent des mondes, là où cohabitent trois grandes religions (orthodoxie, islam, catholicisme), les cicatrices du passé peuvent ressurgir.
La Serbie d’aujourd’hui est l’héritière de cette histoire. Depuis l’indépendance du Monténégro en 2006, le pays est divisé en Serbie « intérieure », Voïvodine au Nord où se regroupe la minorité hongroise, et Kosovo au Sud, peuplé à environ 82 % d’Albanais. Ce dernier a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008. Dans cette cocotte-minute, les Serbes forment environ les deux tiers de la population, incroyable mosaïque où cohabitent une vingtaine d'ethnies et de nationalités !
Le passé turbulent a offert au pays une profusion de monuments : châteaux haut perchés et monastères enfouis entre les plis de vallées verdoyantes. Ces joyaux, parmi les plus beaux du monde orthodoxe, expriment toute la grandeur de la Serbie médiévale (XIIe-XIVe siècles). Les fresques de certains, déroulant la vie des saints et des hommes, leur ont valu d’être classés au patrimoine mondial par l’Unesco. La relative virginité touristique du pays vaut de découvrir ces lieux dans une quiétude rare sous les cieux européens. La remarque vaut aussi pour les espaces naturels, dans les alpages et les forêts profondes, au fil des amples courbes du Danube ou sur ses berges encaissées entre de hautes falaises. Aux Portes de Fer, le fleuve franchit l’extrémité des Carpates.
Le mouton noir des Balkans achève de chasser ses vieux démons. La jeunesse pousse de l’avant. Une jeunesse pleine de vie, européenne à tous crins, qui veut tirer un trait sur les erreurs de la génération précédente, sortir et s’éclater, comme jadis, au temps où la Yougoslavie était à la proue du bloc de l’Est. La vie nocturne de Belgrade, capitale historique à redécouvrir (fondée il y a sept millénaires), est on ne peut plus animée.
Carte d’identité Serbie
Statut : république indépendante depuis le 5 juin 2006, après la séparation d’avec le Monténégro.
Superficie : 88 361 km², soit presque autant que le Portugal. Cela comprend la province autonome de Voïvodine.
Population : 7 310 000 d'habitants (estimation 2011). On constate un certain dépeuplement essentiellement dû à l’émigration et à un taux de fécondité très faible.
Monnaie :
Capitale : Belgrade (« la ville blanche ») est la capitale de la Serbie depuis 1878.
Densité : 106 hab./km².
Régime : démocratie parlementaire monocamérale (une seule chambre). Une nouvelle constitution a été adoptée en octobre 2006, qui entérine la séparation définitive d’avec le Monténégro, devenu indépendant.
Religions : majorité orthodoxe, minorités catholique et musulmane.
Le passage en Serbie, à Belgrade, se fera au retour.L'arrivée à Belgrade sera prévue le 12 juillet vers 19h00. Je dormirai à l'hôtel puis le lendemain matin petite visite et direction Zagreb en Croatie. N'hésitez pas à revenir sur cette fiche après mon passage en Serbie pour avoir mes impressions ainsi que quelques photos. En attendant vous pouvez admirer au bas de cette page quelques photos de la Serbie.
Vous pouvez écouter ici l'hymne national de la Serbie